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Kimberley Première

  • Photo du rédacteur: Pierre Nussbaumer
    Pierre Nussbaumer
  • 27 août 2019
  • 5 min de lecture

Notre croisière du 21 au 31 août 2019 à bord du Lapérouse

Le Lapérouse

Nous allons naviguer pendant dix jours de Broome à Darwin sur le Lapérouse, un navire de la Compagnie du Ponant, de cent trente mètres de long et de quatre-vingt douze cabines. Nous sommes cent soixante-huit passagers. La croisière est du genre "expédition", c'est à dire que toutes les excursions que nous faisons depuis le bateau se font en Zodiac avec, souvent, un débarquement "pieds mouillés"


La clientèle n'est plus de première fraîcheur et j'ai parfois le sentiment de me trouver dans un EMS, (ou un EPAD pour les Français), de luxe tout de même. Le bateau est très confortable, la mer d'huile et la pitance de qualité : nous ne nous plaignons pas ! L'équipage commence à être un peu las, c'est la sixième fois qu'ils font le même trajet, Broome - Darwin ou Darwin - Broome mais c'est aussi la dernière : début septembre, la région entre dans la saison des pluies et devient d'une chaleur et d'une humidité insoutenables. Pour nous, cela va : entre 25° et 35°, ciel bleu et peu d'humidité.


Une particularité encore : la mer est particulièrement inhospitalière et la baignade est (très) fortement déconseillée sauf si vous voulez faire la rencontre de méduses tueuses, de requins de toutes sortes, de serpents de mer (parmi les plus venimeux au monde) et, cerise sur le gâteau, des crocodiles marins, plus grands, plus beaux et plus forts que leurs confrères terrestres.


Mais toute croisière commence par son port d'embarquement, Broome.


Après un vol de quatre heure et demi de Melbourne à Sydney, nous sommes pris en charge par Tracy qui a pour mission de nous faire visiter la ville et de nous amener au bateau, le tout en quatre-vingt dix minutes. Nous y arrivâmes sans problème...


Broome est une charmante ville de West Australia, d'environ quinze mille habitants, vivant du tourisme en hiver, du commerce des perles ou de ce qu'il en reste et du minuscules port d'où nous sommes partis. C'est vraiment une nouvelle frontière. Regardez:









J'ai bien aimé cette ville, même si je la quitte sans regret...


Une fois la visite terminée, Tracy nous amène au port et, là, cela se gâte pour deux raisons : d'abord, à la suite d'un SMS erroné de la part de Ponant, nous arrivons une heure trop tôt et nous croisons des passagers qui sont encore en train de débarquer. De plus, nos sacro-saintes valises ne sont pas étiquetées ce qui induit un risque de perte dramatique... Je monte la passerelle en râlant copieusement et tombe sur un mec en uniforme : je lui fais part de mon mécontentement face à ce chaos (que je suis poli...) et il se trouve que c'est le Commandant : il a toute de suite su qui j'étais... Finalement, tout s'est bien passé.


Ce qui fut plus choquant, c'est de voir le bateau qui était juste derrière nous :


Le Anna Marra (ex Awassi Express)

Vous voyez les camions avec deux remorques : ils viennent livrer leur cargaison de bovins pour être transportés je ne sais où dans les conditions que je vous laisse imaginer. Le Anna Marra a dû changer de nom à la suite d'un scandale que ceux qui sont intéressés peuvent trouver en cliquant sur le lien suivant :



Inutile de dire que nous avons profité des mouches australiennes.


Avant de lever l'ancre, quelques mots sur le Kimberley. D'abord sa superficie : avec 423'517 kilomètres carrés, c'est un peu plus grand que l'Allemagne et les quatre cinquièmes de la France. La population par contre n'est que de cinquante mille habitants dont, comme je l'ai dit, quinze mille à Broome.


Les autres "grandes" villes sont Derby (trois mille trois cents habitants) et Kununurra, à la frontière avec les Northern Territories à l'est et dont la population est de cinq mille cinq cents habitants.


Le Kimberley est intéressant par sa côte qui abrite une faune et une flore importantes, par ses Aborigènes dont on peut voir de nombreuses peintures rupestres et par sa géologie dont je reparlerai.


Ce qui devait arrivé, finalement arriva ! Nous levâmes l'ancre dans des conditions parfaites, une mer d'huile, et mettons le cap sur les Îles Lacépèdes. Le Lapérouse arrive à 11h00 aux Îles Lacépède (initialement nommées îles Napoléon, Victoria et Grant, la quatrième est sans nom).


Elles sont quatre îles, à 120 km de Broome, au large du Kimberley – à 30 km de la péninsule de Dampier, séparée par le canal de Lacépède. C'est un lieu extrêmement important pour les oiseaux de mer et pour les tortues vertes pour lesquelles c'est le plus grand lieu de reproduction d'Australie. Les îles sont basses, recouvertes de sable et de corail, avec une végétation d'arbustes pour resister aux vents.


Depuis 1986, les rats ont été éradiqués, ce qui a permis la recolonisation de l'île par les oiseaux de mer nicheurs.


Je ne suis pas un fou des oiseaux et les deux photos suivantes sont de Michèle :


Un fou brun

Îles Lacépèdes

Je vais en terminer là avec mes oiseaux et nous allons lever l'ancre pour rejoindre la deuxième escale de notre périple : Montgomery Reef où nous arrivons de bonne heure le vendredi 23 août. Montgomery Reef est situé à vingt kilomètres du continent, en face de Doubtful Bay et à l’est de Collier Bay.


Le nom a été attribué par Phillip Parker King en 1818 en l’honneur de son médecin de bord (du Bathurst) Andrew Montgomery : en regardant Montgomery Reef, on peut penser que King n'aimait pas trop son médecin de bord...


Phillip Parker King (1791-1856) est un explorateur australien, le fils de Philip Gidley King et il fut prénommé « Phillip » en hommage au mentor de son père, l’Amiral Arthur Phillip, premier Gouverneur de New South Wales et fondateur de la colonie pénitentiaire qui sera connue plus tard sous le nom de Sydney. D’où la différente orthographe du prénom entre son père et lui. Il eut pour tâche d’explorer les zones de la côte australienne que n’avait pas décrites Flinders et c'est pourquoi il a nommé tellement d'endroits du Kimberley.


Montgomery Reef s’agirait en réalité non pas d’un récif de corail mais plutôt d’une ancienne structure terrestre recouverte de sédiments marins depuis plusieurs millions d’années et de près de quatre cents kilomètres carrés. Le récif a une base rocheuse constituée de grès Pentacost sur laquelle se sont développées des générations de coraux, qui sont, je le rappelle, des êtres vivants, des Cnidaires pour être précis, animaux qui sont proches de l'anémone de mer et de la méduse.


Le Reef est baigné par de fortes marées, pouvant aller jusqu’à douze mètres (six mètres quand nous y étions). A marée basse, les îlots et les mangroves se révèlent. Le mouvement de la marée provoque, lorsqu’elle baisse, des torrents qui se déversent en cascade dans une « rivière » centrale dans laquelle on peut trouver des raies manta et des requins de récif à pointe noire.


Notre exploration consiste en une sortie en zodiac dans la rivière.


Zodiacs attendant à la sortie du bateau EMS/EPAD


Les deux berges du Reef forment une sorte de rivière intérieure dont le niveau monte ou descend en fonction des marées. Quand la marée descend, de l'eau s'écoule du reef et crée de vraies rivières :





Et, parfois, nous avons la chance de voir et de photographier une tortue verte :



Nous avons maintenant fait le tour de Montgomery Reef, nous rentrons au bateau et nous allons nous préparer pour notre prochaine excursion à Raft Point où nous allons rencontrer à nouveau les Aborigènes.


PN/27.08.2019

 
 
 

1 commentaire


jhdussordet
29 août 2019

Chers Amis


Avec Guy nous suivons votre périple et sommes admiratifs de votre courage et endurance! A votre place nous nous serions déjà organisés quelques moments de farniente accompagnés de massages, cocktails et vahinees (orthographe?).Votre séjours à l île de Pâques me rappelle certains souvenirs qui remontent à ma 25eme année lorsque j’avais découvert cette île constitué de son village Hanga Roa (très pauvre et miteux), de Pasquants pas très beaux, d’une base astronomique américaine interdite de visite, et du seul petit motel très poussiéreux existant sur l’ile. De grands espaces peuplés de chevaux sauvages laids et faméliques avec à certains endroits les fameux Moais, couronnés de leur chignon mais sans leurs yeux qui n’avaient pas encore été découverts.…


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